Mercredi 13 juillet, toujours en freelance

Ce qui me passe par la tête : Je ne sais pas pourquoi mes morning pages me mettent comme ça la boule au ventre. Ce n’est pas toujours le cas, mais ce matin et pour une raison qui m’échappe, l’angoisse monte avant de me poser pour écrire.

Je suis toujours en freelance (dans mon devis, les deux sites devaient être bouclés pour la fin de semaine dernière). Mais je crois que je préfère. Je n’ose pas trop imaginer la tête de mes journées si je n’avais pas d’objectif précis.

J’ai beaucoup de formalités administratives à boucler. Elles me remontent à l’esprit pendant que j’écris, c’est peut-être ça qui me stresse.

Je me suis coupée les cheveux. J’envisage de les faire encore plus court. Je suis également en train de perdre le poids accumulé. Je ne voudrais pas crier victoire trop vite, car une remontée fulgurante est très vite arrivée. Si cela arrive, j’aurais pris énormément de temps (un bon mois et demi). Mais je ne me serai jamais affamée et ne serai pas descendue à moins que 100 ou 200 kcal sur 1 ou 2 jours à la suite. Je voulais arrêter la cigarette à cause de la boule que j’avais au fond de la gorge. Mais je n’arrivais pas à tenir. J’ai décidé qu’une chose à la fois : d’abord retrouver le poids auquel je me sens bien, puis me préoccuper de mes poumons. Je vais bientôt pouvoir le faire.

 

Mes objectifs :

LT : Reach peacefulness

ST :

  • Be joyful and agreeable
  • Be attentive in every situation (active meditation)
  • Fulfill your chores
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Mardi 5 juillet, pendant qu’il prend sa douche

Ce qui me passe par la tête : je suis allée faire du body pump ce matin et ça m’a fait extrêmement du bien. Ma journée d’hier n’était pas top au niveau du moral, pour une raison qui m’échappe. J’aimerais que ce soient les hormones mais elles ne viennent pas. Dans tous les cas, je me sens mieux ce matin. Je vais essayer d’être agréable et ne pas craquer.

 

Mes objectifs :

LT : Reach peacefulness

ST:

  • Be fun and agreeable
  • Use active meditation
  • A day without a cigarette

Lundi 4 juillet, nouvelle semaine

Ce qui me passe par la tête : J’ai adoré ce week-end passé en Normandie avec ses amis. Au départ pourtant, j’avais dit que je ne viendrai pas – de peur de m’ennuyer et de ne pas pouvoir m’enfuir pendant plus de 48 heures. Ca n’aura aucunement été le cas. En plus de ces moments, je retiendrai l’impression de plénitude au déjeuner du samedi, et l’épisode quasiment méditatif du retour de la plage (seule dans la nature, sans bruit, le soleil juste assez fort pour me réchauffer, l’apaisement total, me mettre à lézarder sur un transat pour prolonger le moment). J’aimerais pouvoir revivre plus souvent ce genre d’instant et je pense pouvoir y parvenir en m’astreignant à la méditation active. Ce sera un objectif court terme.

Ce qui me préoccupe : Je suis en train d’avoir une montée d’angoisse alors que j’écris ces lignes. C’est parce que je viens de jeter un oeil à la date, et que théoriquement, je dois avoir rendu les deux sites internet pour la fin de la semaine. Si on y pense calmement c’est assez irrationnel : le design des deux sites est terminé, il ne me reste finalement pas beaucoup de choses à faire. Des réflexions à la con tournent dans ma tête. F. a annoncé au client des éléments techniques que je ne suis pas sûre de pouvoir réaliser, ça m’énerve intérieurement, il faudra en parler.

Mes objectifs :

LT :

Reach peacefulness.

ST :

  • Be patient, funny and agreeable.
  • Be aware, attentive in every situation (Active meditation).
  • A day without a smoke

Mardi 28 juin, au travail

“Write your morning pages, to clear up your mind (750 words)”

Ce qui me préoccupe : Il est 10h du matin et j’ai un peu de mal à émerger malgré ma séance de Body pump. J’ai pour ambition de reprendre un vrai rythme sportif / de girl healthy, et de reprendre sérieusement mon rééquilibrage alimentaire. J’ai eu cette réflexion un peu ridicule hier soir en me démaquillant. Un truc du style “il ne me reste plus beaucoup de temps avant de vieillir et de perdre cet avantage, il faut que je capitalise dessus un maximum pendant qu’il est encore temps”. Ce n’est pas très difficile de savoir d’où ça vient : dimanche soir, lorsqu’il m’a dit qu’il fallait que je prenne conscience que dans notre couple, je serai toujours perçue comme la jolie et lui le smart. Etait-ce perçue ou était-ce un état de fait ?

Toujours est-il que. Même si cela me fait peur, même si cela m’attriste de façon profonde, me dire que je ne suis pas très smart ou que cela n’est pas ma force. Me dire que ma force, justement, est éphémère et que chaque jour supplémentaire m’en éloigne. Autant capitaliser dessus, et y aller à fond le temps qu’il me reste. C’est quelque chose que j’avais vaguement en tête, mais j’ai l’impression d’en prendre la mesure. Ne plus le voir comme un but à atteindre pour l’atteindre, ou comme un idéal esthétique. En faire une force de frappe, une méthode d’empowerment, et m’appuyer dessus pour placer mes pions pour la suite.

Mes objectifs :

LT : reach peacefulness

ST :

  1. Be calm and agreeable
  2. Be aware, attentive in every situation (active meditation)
  3. Patience, patience, patience

Lundi 27 juin, pendant qu’on roule

Ce qui me passe par la tête: je suis dans le RER, après une journée post-Chandelles réparatrice (rentrés à 5h du matin, levés à 10, la suite en pointillés).

Ce pour quoi je suis reconnaissante : La période de crise semble passée. Cela va mieux. Il y a dd’insécurit / de l’incertitude mais nous avançons. 

Dimanche 26 juin, de retour

“Write your morning pages, to clear up your mind (750 words)”

Ce ne seront pas des morning mais des late afternoon pages. Je reprends mes ambitions de routine d’écriture quotidienne – inspirées par une lecture intensive de Quora ces derniers jours.

Ce qui occupe mon esprit : les jeux dangereux qui ont conduit à un épisode très intense pour mon couple en début de semaine. La peur de regarder mes émotions en face et de les verbaliser.

J’ai pendant très longtemps vécu avec l’idée qu’une chose pouvait ne pas exister si je la taisais et l’enfouissais le plus profondément possible. Il semblerait que cela devienne un problème. Il va être temps de démarrer un gros travail sur moi-même pour dépasser ce fonctionnement. C’est aussi pour cela que je ressens le besoin de tenir de nouveau un journal. Ou a minima de prendre un temps dédié chaque jour pour écrire tout ce qui me passe par la tête. J’espère pouvoir me servir de ces quelques minutes pour poser mon ressenti et l’analyser, le mettre à distance et le détacher d’émotions.

Autre chose qui occupe mon esprit : mon poids, malgré le travail entrepris depuis plusieurs mois et le succès de mon reverse dieting. Je suis maintenant proche des 58kg et je le vis mal. Je n’arrive pas à redescendre à 56 depuis maintenant plusieurs semaines, alors que ce poids me convenait et me permettait d’être apaisée (en tout cas plus détachée puisque j’avais de la marge. Je n’ai plus de marge). J’essaie de revenir à un mode de vie plus sain sans pour l’instant y parvenir. Je vis également mal le fait que cela me préoccupe beaucoup.

Mes dernières résolutions me semblent en tout cas être bonnes : 2 à 3 entraînements de musculation, 1 HIIT et 1 LISS par semaine, une alimentation à 45G – 30L – 25P et pour l’instant 1.600kcal / jour.

Mes objectifs :

LT : reach peacefulness

ST :

1)Be aware, attentive in every situation (active meditation)

2) Be funny and agreeable

3) Food is only food

Dimanche 18 octobre, on s’y tient

“On s’y tient”, c’est approximatif mais je fais au mieux. Il fait dimanche, et je me suis fait poser mon stérilet ce vendredi. Résultat des courses, je subis une fatigue de l’enfer, de petits yeux gonflés, l’esprit dans le brouillard… Ce qui est assez ironique quand on sait que je souhaite arrêter les hormones justement pour limiter ce genre de sensations. J’essaie de faire au mieux, je me réveille petit à petit.

Petite “crise” il y a deux ou trois jours sur mon absence de résultats à la musculation. Là encore, j’apprends, il faut être patiente. J’ai fait quelques choix hasardeux parce que je ne savais pas trop où j’allais, nouvelles résolutions:

  • Reprise du reverse dieting, mais plus généralement d’une diète sérieuse. Donc 100 kcal par semaine + un ratio à 50-25-25 pour forcer un peu sur les protéines. Tant qu’à faire, réserver mon one and only cheat meal à ma soirée alcoolisée de la semaine. Mais à ce moment là, vraiment se lâcher
  • Accepter une (très) (légère) prise de poids. Passer de 55 à 56 si c’est progressif, sur un mois, pour observer de meilleurs résultats en prise de muscle. Accepter qu’on n’en gagne pas sans faire bouger la balance
  • Revoir mes entraînements: faire mieux avec moins. 5 entraînements (2/3 muscu + 1 HIIT + 1 LISS) c’est trop, surtout si l’un des workouts est bouffé par le body pump. Je reste à 3 entraînements de vraie musculation, 2 halfs et un full de body pump + mon LISS. Je ne suis même pas sûre de garder le pump, qui est quand même bien cardio

Surtout, limiter les food crisis. Me faire du bien. Ecrire, dessiner, être dans l’instant.

Être une meilleure personne.

Mercredi 13 octobre, j’écris

Ambition de me tenir à l’écriture, je me suis levée à 6h20 et j’ai désormais du mal à ouvrir les yeux. 6h47. Il me faudra un bon thermos de café et me coller un sourire sur le visage.

Ce qui occupe mon esprit: je suis dépassée par mon groupe de pratique du Conseil en stratégie et cela me rend plutôt hargneuse. J’ai envie d’être méchante et leur apprendre la vie. Il faut que je sois plus patiente, plus ouverte et que je les accueille – et si ça se trouve c’est moi qui suis dans le tort. C’est en tout cas l’un de mes objectifs ST du jour. Avec “listen, listen, listen” et “be funny and agreable”. Je ne m’éloigne pas trop de ce que j’avais choisi hier, mais il me semble que c’est dans la continuité que j’arriverai à construire quelque chose.

L’amour dure-t-il 3 ans ? Je ne m’étais plus vraiment posée la question (c’était à +2 ans je crois, j’avais du lire un papier à la con). Me voilà devant la une de Stylist et, tiens, la suggestion m’effleure. J’avais oublié le principe. Oui, bien sûr, c’est totalement con de se laisser happer comme ça, ça n’a rien à voir. Juste, je suis repassée par une petite baisse de désir après 2 semaines de feu aux fesses. C’est chiant d’être soumise au cycle de ses hormones tout de même.

Mardi 12 octobre, comme convenu

“Write your morning pages, to clear up your mind (750 words)”

Ce qui me trotte dans la tête ce matin: j’ai l’impression de ne pas avoir le temps. Quand j’ai fait mon programme de la journée ce matin (continuer à creuser mon article sur la Digital transformation doesn’t matter, anticiper de bosser la finance, aller au Body pump), je me suis demandée si j’allais ne serait-ce que pouvoir tenir ces objectifs sommaires. J’ai l’impression que le temps m’échappe, ce qui n’est pas nécessairement impossible vu que je l’emploie parfois à des trucs absurdes. Notamment passer des heures sur des comptes de fitgirls Instagram, ou jouer avec mes macros sur Myfitnesspal.

Mon temps est bien trop précieux pour que je le réserve à ces délires auto-centrés. Ils me rassurent, sont une forme de TOC. Ils m’apaisent car quand je m’y plonge, je m’y oublie.

Il y a tellement mieux à faire, tellement mieux à construire. C’est ce à quoi je dois m’employer désormais. Ne pas me laisser envahir par l’ED. Ne pas lutter contre ma part défaitiste mais l’embrasser pour continuer à grandir.

Suivant ma nouvelle routine du matin, j’ai rédigé 1 objectif long terme et 3 objectifs de journée. Je les trouve pas mal et pense les réutiliser assez souvent:
LT: Calm down
ST: 1) Be aware, attentive in every situation (active meditation), 2) Be kind and open 3) No food-crisis day
Le fait de les écrire en anglais me donne l’impression de pouvoir les mettre à distance tout en les chargeant de plus de sens.

Je ne sais pas pourquoi mais rédiger ces quelques lignes m’a stressé au plus haut point. Il me faudra réitérer l’exercice car la réaction est particulièrement intéressante.

Introduction, comme un commencement

Il est clair que je n’ai jamais été très douée pour les commencements. J’ai du tourner une bonne dizaine de fois dans ma tête tous les incipts possible, et me voici donc toujours à hésiter sur la façon dont je débuterai cet article.

Je suis de la génération Skyblog. Enfant, j’avais noirci des pages et des pages de journaux intimes – que celui qui n’a jamais lu Le Journal d’Anne Franck me jette la première pierre. Ado, j’avais pris le parti de jeter mes errances sur la place publique. L’extime.

Des comme moi, il y en avait des centaines, à cracher leur supériorité adolescente. Nous étions tous taillés sur le même modèle. Nous nous tenions chaud, ensemble, à nous abreuver de commentaires. Nous nous tirions un peu vers le bas, mais nous étions jeunes, niais, passablement déprimés, et convaincus de notre génie littéraire.

J’évoque parfois mon Skyblog comme on évoquerait un vieux fait d’armes, parce qu’à l’époque c’était mon aventure, ma petite branlette égoïste. Je m’enivrais de ce secret, cela me faisait sourire bêtement. C’était fort, c’était grand, c’était incroyable. Je n’en parlais quasiment à personne, cet espace m’appartenait. Il faut dire que j’ai toujours porté le secret comme une valeur absolue. Le secret, il me semble, est le dernier rempart à l’individualité. Mais je m’égare.

J’ai voulu rouvrir un blog, comme avant, mais sans images déprimantes glanées sur DeviantArt. Après tout, nous sommes des adultes et les adultes n’ont pas besoin de dessins pour comprendre. J’ai voulu rouvrir un blog parce que je me sentais seule, et qu’au milieu du tourbillon de mes relations sociales, il n’y avait pas la place pour les confidences. Je me suis dit que ça m’économiserait un divan, et que, quand l’envie m’en prendrait, je pourrai venir vomir ici.